La petite histoire de Violine

Je vous disais dernièrement (<<< cliquez sur le lien pour accéder à l’article en question) que j’avais composé plusieurs textes autour du personnage d’Othon Wolff, dont un court dialogue. L’exercice était le suivant :

Vous êtes une chauve-souris et vous rencontrez un copain papillon. Vous discutez de votre vie actuelle et de vos rêves. Imaginez ce dialogue en cherchant à varier les « dit-il » ou « dit-elle » par d’autres verbes.

 

La Petite histoire de Violine

 — Salut l’ami ! Bien dormi ? demandai-je à mon compagnon noctambule.

— Salut Violine ! Papa m’avait prévenu que tu me prendrais pour lui, répondit le papillon de nuit.

— Comment ? Trois nuits se sont déjà passées ? m’exclamai-je effarée.

— Eh oui. Papa est mort avant le lever de lune… soupira le papillon orphelin.

— Je suis désolée. Je ferai plus attention, la prochaine fois, promis-je. Comment t’appelles-tu ?

— Yvan. Et toi, Violine, comment va la vie ? s’enquit-il.

— Ça roule. Les mouches et moustiques sont abondants, et j’aime les papillons de jour qui traînent le soir. La poudre de leurs ailes est un met délicat. Je ne me plains pas. J’ai juste un souci avec le vampire du coin, commençai-je ennuyée.

— Ah ? Quel genre de souci ? demanda mon nouveau copain, curieux.

— Il s’est mis en tête de préparer des ailes de chauve-souris pour l’apéro. Il a chopé mamie il y a deux jours. On est toutes sur le qui-vive.

— Mince ! compatit Yvan. Mais bon, ta mamie était moins alerte que vous, non ?

— Tu es gentil d’essayer de me rassurer, mais il suffit d’un moment d’inattention et c’est foutu ! Othon est vif, bien plus que nous, surtout les nuits de pleine lune, confiai-je en jetant un regard inquiet en direction de la voûte céleste.

— Et si vous déménagiez ? proposa le papillon. Vous en seriez débarrassées.

— Et quitter la grotte que nous occupons depuis plusieurs générations ? m’exclamai-je offusquée. Ça pourrait être une bonne idée, mais je doute de pouvoir convaincre la famille.

— Ma foi, quand il vous aura toutes fait griller, la question ne se posera plus, constata-t-il, lucide.

— Tu as raison, concédai-je, pensive.

Une voix s’éleva entre les branches.

— Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre comme bêtises, j’vous jure.

Je reconnus la voix d’Othon, le vampire gourmet. Il poursuivit :

— Quelle conteuse tu fais, Violine ! Mais tu sais, je ne compte pas décimer toute ta famille. J’en laisserai quelques-unes en vie, pour que vous puissiez renouveler ma réserve d’apéritifs !

La dernière chose que je vis fut le filet qui se referma autour de moi.

– Hélène DESTREM –

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