HISTORIQUE : première image d’un trou noir dévoilée ! et deuxième extrait de « L’Envol du phœnix »

Nous vivons une époque formidable dans laquelle la science ne cesse de faire de nouvelles découvertes et de nous dévoiler de nouvelles informations fascinantes sur notre univers.

« En avril 2017, huit télescopes répartis à travers le monde ont ciblé simultanément deux trous noirs pour tenter d’obtenir une image. C’est le projet Event Horizon Telescope dont les premiers résultats seront dévoilés ce mercredi à 15 heures. » Introduction de l’article diffusé sur 20 minutes. 

Ce 10 avril 2019 est un jour historique : pour la première fois, un télescope virtuel terrien a saisit une première image d’un trou noir. Jusqu’à présent, nous ne pouvions qu’en imaginer la forme et l’apparence car ces objets célestes possèdent une masse extrêmement importante dans un volume très petit. Ils sont tellement massifs que rien ne s’en échappe ni la matière ni la lumière. Et comme rien ne peut s’y soustraire, ils sont invisibles.  Les chercheurs doivent se contenter d’essayer de saisir leurs contours, des preuves indirectes de leur existence.

« Pour la petite histoire, c’est le Français Jean-Pierre Luminet qui a réalisé la première simulation d’un trou noir, en 1978. Il m’a raconté cette expérience la semaine dernière. A l’époque, il n’y avait pas de logiciels de visualisation. Il a donc écrit les équations, les a entrées dans un gros ordinateur qui a calculé les flux de lumière qu’on devrait avoir sur l’image. Puis il a retranscrit ces données en points noirs sur une grande feuille, à l’encre de Chine ! A la main ! Des milliers de points. Cela lui a donné un négatif dont il a fait faire un positif. Cela a donné ceci : » (Pierre Barthélémy, journal Le Monde.)

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Voici l’image que les scientifiques ont obtenue et dévoilée cet après-midi, à un peu plus de 15 heures, lors de la conférence qui se tenait à Bruxelles et qui a été diffusée en direct sur Internet :

trou noir de M87

Il s’agit du trou noir supermassif qui se trouve au centre de la galaxie M87, située à environ 53,8 années lumière de la Terre. Voir Wikipédia. Il correspond exactement aux simulations qu’en avaient faites les scientifiques en interprétant les mouvements des astres qui se trouvent dans son environnement proche. Cette image ne remet pas en question la théorie de la relativité générale d’A. Einstein.

Sur cette image, le trou noir est bien sûr situé au centre et la lumière qui l’entoure est son disque d’accrétion (disque de matière) que l’on voit incliné ici à 60 degrés. Le disque tourne très rapidement autour du trou noir sous l’effet de la force gravitationnelle de celui-ci. La lumière est plus importante d’un côté que de l’autre car, comme lorsqu’on entend le bruit de plus en plus aigu d’une ambulance qui s’approche de nous, la lumière est plus intense lorsqu’elle se rapproche de nous que lorsqu’elle s’en éloigne : c’est l’effet Doppler.

Cette image constitue enfin une preuve directe de l’existence des trous noirs, dont nous n’avions jusqu’ici que des indices indirects.

Source des informations, à lire ici, dans le live du journal Le Monde du 10 avril.

Pour rappel : toutes les galaxies possèdent un trou noir supermassif en leur centre, ils leur seraient consubstantiels.

Je suis heureuse de vivre une telle époque où les données scientifiques sont partagées au grand public et sont si aisément accessibles. Parfois cela demande un peu de réflexion et de concentration pour bien saisir certaines informations, notamment en astrophysique, mais de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique sont régulièrement publiés et plus faciles d’accès.

L’année prochaine, la session d’observation d’EHT reprendra avec dix radiotélescopes, cette fois, dont le réseau français Noema, qui est le radiotélescope millimétrique le plus performant de l’hémisphère nord. L’objectif sera d’obtenir une image du trou noir central de notre galaxie mais aussi d’affiner les images du trou noir de M87.

De nouvelles images passionnantes en perspective !

Les trous noirs me fascinent, comme beaucoup d’autres objets célestes, et je les ai mis en scène dans mon dernier roman, L’Envol du phœnix.

L’histoire raconte que certains extraterrestres, des Andécavii, siègent au cœur d’un trou noir. Les Andécavii sont une espèce qui maîtrise la matière noire et s’y déplace aisément ; ils évoluent sur un autre plan d’existence que le nôtre et savent s’affranchir des lois qui régissent la matière. Vivre au centre d’un trou noir leur est aussi facile que, pour nous, de construire une maison. Ils ne craignent pas de se faire écraser et broyer par la gravité inimaginable qui règne à l’intérieur des trous noirs…

L’Envol du phœnix, extrait :

« Dans le « noyau » de l’univers, au cœur du trou noir supermassif de la galaxie où était née Carélyian, les Lueurs Ancestrales venaient d’assister au phénomène. Aucune d’elles n’avait pu empêcher la dissémination de l’ADN de Haakun sur cette planète. Cette insémination n’aurait pas dû avoir lieu aussi tôt, et certainement pas de cette manière. Mais Haakun n’avait pas seulement bloqué l’évolution du temps dans la galaxie qu’il avait vue, il l’avait figée dans tout l’univers, empêchant par là même les Andécavii d’intervenir. Les Six se regardèrent, stupéfaits.

– Était-ce bien un humain ? souffla l’un d’eux sans y croire.

– Un Chronorégulateur, plutôt, rectifia un autre.

– Qu’allons-nous faire ? demanda une voix qui résonnait dans les aigus.

– Ce n’est pas à nous de faire quoi que ce soit.

– Quand est-il né ?

– Il y a trente-cinq années carélyiennes.

– Comment n’avons-nous pas perçu la disparition de son prédécesseur ?

– Il a dû se déliter lentement dans la trame de l’univers, sans faire de remous. Les mondes sont stables depuis pas mal de temps. Il a sans doute jugé le moment opportun pour se renouveler de façon apaisée.

– Son successeur est pour le moins légèrement plus agité.

– C’est compréhensible. Il ne sait rien de sa nature.

– Il est entré en contact avec Riyel ; il a inséminé la planète qui était destinée à cette jeune Andécavie, en se projetant en arrière dans le temps, pour une raison précise. Même si cela nous échappe, il faut le re-projeter en avant, le ramener à notre temps actuel et l’envoyer sur la planète bleue, afin qu’il y retrouve Riyel, c’est la seule façon de l’aider.

– Existe-t-il un précédent ?

– Aucun de nous n’a vu le jour avant le premier Chronorégulateur. Il faudrait fouiller la Mémoire de la Source à la recherche de traces de cette lointaine période. Cela va nous prendre un temps considérable…

– Faisons cela : projetons Haakun sur Terre dans un nouveau corps d’humanoïde, puisqu’il vient de détruire le sien. Envoyons Riyel le rejoindre un peu plus tard dans le temps et, pendant que vous fouillerez notre Mémoire, ils accompliront ce qu’ils ont à accomplir. »

L’Envol du phœnix, édition indépendante, 440 pages, 20 euros.

Disponible sur Amazon, La Fnac, sur commande dans toutes les bonnes librairies, et bien sûr directement auprès de moi-même si vous souhaitez en plus une dédicace ! C’est PAR ICI, sur la page Contact.

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