« Diomède Alpha », d’Olivier Deparis

Je n’ai pas attendu bien longtemps pour lire le deuxième roman d’Olivier. Après Main mise sur Jakobar, ce fut donc au tour de Diomède Alpha de m’entraîner dans ses aventures. Il s’agit, là encore et pour mon plus grand plaisir, d’un livre de science-fiction.

Quatrième de couverture :

« Fruit le plus abouti du génie génétique, Dennis Trenton possède tous les attributs du parfait soldat : athlétique, puissant, combatif, rusé. Il dispose également d’un talent unique lui permettant de lire les pensées d’autrui, d’infléchir leur cours, de fouiller dans les souvenirs…

Confronté au terrain, l’élève gagne rapidement en maîtrise, fascinant ses supérieurs.

Mais les Sages sont bien placés pour le savoir : le risque zéro n’existe pas ; et Dennis finit par inquiéter en haut-lieu.

Mais y a-t-il vraiment une limite au pouvoir du Diomède Alpha? »

Dès les premières pages, la tension m’a saisie. Le danger, aussi : celui que court un agent secret envoyé en terrain hostile. Car Dennis Trenton est un super-soldat aux incroyables capacités physiques et mentales. Il a été entraîné pour effectuer des missions à hauts risques pour le compte de la Fédération Intergalactique. On le suit de mission en mission, sur cinq planètes différentes, au rythme d’une mission par chapitre. Le récit connaît ainsi des ellipses qui nous épargnent ce qui occupe notre héros entre ses différentes expéditions – mais j’aurais bien aimé en savoir plus, justement. Cela confirme le goût de l’auteur pour cette figure de rhétorique, qu’il avait utilisée une seule fois dans Main mise sur Jakobar – et quelle fois ! Dans Diomède Alpha la technique est maîtrisée et sert parfaitement la narration.

Les chapitres sont entrecoupés d’interludes qui nous présentent les conséquences des interventions du héros ; interventions toujours couronnées de succès de son point de vue. Cependant, il n’est pas le mieux placé pour mesurer les conséquences de ses actes… C’est un soldat : il est là pour faire ce qu’on lui demande, pour « faire le job », quitte à y laisser sa vie. Il se répète d’ailleurs souvent ce mantra : « Si on m’ordonne de mourir, alors j’offrirai ma vie », qui a le don de neutraliser tout autre idée que celle de faire son devoir. Dennis n’est pas là pour se poser des questions sur le bien-fondé de ses missions.

Et pourtant… au fil de ses aventures, le doute va commencer à s’insinuer en lui. Olivier a un talent certain pour immerger le lecteur (la lectrice) dans les pensées de son personnage, dans le cheminement de ses réflexions. Je me suis laissée embarquer dans la tête de son super-héros avec fascination, tant ses pensées sont construites avec talent, tant il délibère en lui-même avec intelligence. Tout naturellement, j’ai tout autant plongé avec délectation dans cet univers futuriste – nous sommes en 3130 – grâce aux descriptions d’une précision chirurgicale qu’apporte l’auteur sur les outils, les vaisseaux et les technologies de ces mondes d’après-demain. Le plus passionnant, l’aboutissement de toute ces recherches, est bien Dennis lui-même : cet humain génétiquement modifié issu du « projet Diomède ». Un tel projet n’a-t-il d’ailleurs donné naissance qu’à un seul être doté de toutes ces capacités hors du commun ? Je n’en dis pas plus. Il vous suffira de lire le roman pour le savoir.

Un chapitre en particulier m’a beaucoup plu : celui où Dennis – avec toute une armée de combattants – atterrit sur Lama, un petit satellite habité. Ce chapitre m’a fait penser à l’excellent Starship Troopers. C’est à partir de là que Dennis va comprendre que tout ne tourne pas rond dans son monde bien ordonné. Puis il va rencontrer Limù Kali, et tout va basculer…

Ce livre finit sur une scène riche de tensions et d’ouvertures qui laisse deviner l’existence d’une suite. Suite qu’il me tarde de découvrir !

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce roman, même si j’ai moins vibré d’émotions que dans Main mise sur Jakobar. Dennis agit de façon tellement méthodique, tellement réfléchie, toujours dans l’objectif de réussir ses missions, qu’il ne laisse aucune place aux sentiments qui risqueraient de le dévier de sa route. Heureusement qu’un changement s’entrevoit vers la fin : cela laisse présager un tome 2 des plus palpitants. J’espère en apprendre davantage sur son passé et savoir ce qu’il va faire de ses pouvoirs décuplés !

Avec Diomède Alpha, Olivier Deparis signe un roman de science-fiction au scénario complexe et abouti. L’écriture est soignée, le style est plus affirmé.

J’ai tout de même retrouvé quelques coquilles, par-ci, par-là. Notamment deux orthographes différentes pour une même organisation : « ghilde Mercurienne » et « Guilde Mercurienne ». Ça m’a fait sourire parce que ce fameux « ghilde » a officiellement été supprimé par l’Académie Française au profit de « guilde » dans la réforme de l’orthographe de 1990 ; alors même qu’il était en voie de disparition naturelle… Et le voilà qui fait de la résistance, puisqu’il semble bien qu’il existera encore en 3137 ! 😉

Je vous conseille vivement de vous procurer ce roman ! Pour cela, la meilleure solution sera de vous rendre sur l’un des salons auxquels Olivier participe, ou de lui commander un exemplaire directement. Vous pouvez le contacter sur son site Internet, PAR ICI.

Diomède Alpha, d’Olivier Deparis, aux éditions Armada.

210 pages, 14 €.

 

 

 

 

 

 

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