La surprise sur le gâteau

Nouvelle séance d’écriture en atelier et nouvel exercice du logorallye ! Avec les mots : meurtre, police, suspect, terrible, capituler, volcan et indice, il fallait écrire un texte romantique…

La surprise sur le gâteau

 

Pour son mariage, Joséphine avait confié le choix du pâtissier et du gâteau à sa mère. Elle lui avait laissé comme consigne : « Surtout pas de pièce montée aux petits choux ! C’est immangeable, on s’y casse toujours les dents. »

La fête était déjà bien avancée et les invités passablement éméchés, lorsque le DJ annonça l’arrivée du fameux dessert. On l’apporta sur un grand plateau à roulettes. Joséphine et Lucas trépignaient d’impatience à l’idée de découvrir l’entremets tant attendu. Quelle ne fut pas leur surprise, alors, de découvrir une scène de meurtre en pâte d’amande ! Joséphine était représentée debout, un couteau à la main, et son mari, petit personnage allongé, couvert de coulis de fruits rouges. Une voiture de police complétait le tableau dans un coin. La figurine féminine ne pouvait être que suspecte. Le flagrant délit était évident, l’issue inévitable.

Le gâteau pour le moins original véhiculait un message des plus terribles. Les jeunes mariés échangèrent un regard perplexe, puis Joséphine fusilla sa mère du regard. Celle-ci, tout sourire, fort amusée par sa blague, baissa le regard. Son visage guilleret capitula. Visiblement, le jour était mal choisi pour faire de l’humour noir. Les gens autour conservaient un silence gêné. Tous attendaient qu’explose probablement un volcan de colère justifiée. Certains connaissaient Joséphine pour son caractère entier.

Pourtant, elle reprit son calme avant de s’emporter. Un indice dans ses prunelles échappa à tous, sauf à sa mère, justement, qui en perdit toute bonne humeur. Brusquement, Joséphine brandit un couteau de sous ses jupons et frappa son époux en plein torse à plusieurs reprises. La salle se figea de stupeur. Était-ce une mise en scène ou un drame affreux ? Avant que quelqu’un ne réagisse, Joséphine saisit sa robe dans ses mains, abandonna ses talons sur place, et s’enfuit de la salle des fêtes en un éclair.

– Hélène Destrem –

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